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Le programme STOC

Le STOC, Suivi Temporel des Oiseaux Communs, est un programme de sciences participatives de suivi des populations des oiseaux communs faisant intervenir plusieurs centaines de bénévoles chaque année dans la région. Ce programme est coordonné depuis 2001 par la LPO Auvergne-Rhône-Alpes, avec le soutien de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et de la DREAL. Au niveau national, ce suivi est organisé par le Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris (ici).

Chaque printemps, aux mêmes endroits, le même observateur compte l’ensemble des oiseaux qu’il voit et qu’il entend. Avec plus de 600 000 oiseaux comptés depuis le début du suivi, il est ainsi possible d’évaluer les tendances d'évolution des populations d'oiseaux de notre région.

Dans la région depuis 2001, le STOC c’est plus de :
• 300 observateurs,
• 500 carrés suivis au moins une fois,
• 66 500 points d’écoute,
• 32 600 heures d’observation, de saisie et de coordination,
• 749 000 données,
• 228 espèces observées.

Ces données sont précieuses pour la production d’indicateurs de la biodiversité régionale et participent ainsi à sensibiliser le grand public et les pouvoirs publics à ce déclin alarmant de la biodiversité. Plus nous aurons de carrés STOC réalisés chaque année, plus les analyses pourront être fines et permettront de répondre à de multiples questions. En 2019, plus de 220 carrés ont été réalisés.  

Pour participer au programme STOC en Auvergne-Rhône-Alpes ou pour toute information sur ce programme au niveau régional, contactez Arthur Vernet : arthur.vernet@lpo.fr

En Auvergne, le coordinateur local est Romain RIOLS : romain.riols@lpo.fr

Consulter la plaquette d'information : ici 

 

Les chiffres

En dix-neuf ans, les populations d’oiseaux communs ont diminué de près de 5 % sur l’ensemble de la région Auvergne-Rhône-Alpes. C’est particulièrement le cas des espèces des milieux agricoles et des villes et villages, qui ont diminué de près de 15 % pendant cette période.

75 espèces communes de la région peuvent alors être analysées, et regroupées en quatre catégories : les espèces forestières, les espèces des milieux agricoles, les espèces des villes et villages et les espèces généralistes qui occupent l’ensemble des habitats cités précédemment.
 
Les résultats montrent une diminution de 15 % depuis 2002 des espèces des milieux agricoles et des villes et villages. Les espèces généralistes (+ 3 %) et forestières (+ 1,4 %) se portent un peu mieux, mais les résultats en baisse de certaines espèces de ces groupes restent inquiétants pour les années à venir.

Nous pouvons citer des exemples de tendances pour quelques espèces :

  • le Coucou gris a diminué de 25 % depuis 2002

  • l’Alouette des champs a diminué de 16 % depuis 2002

  • le Pinson des arbres a diminué de 9 % depuis 2002

  • la Mésange charbonnière a diminué de 12 % depuis 2002

  • le Merle noir a augmenté de 7 % depuis 2002

  • le Rougegorge familier a augmenté de 13 % depuis 2002

Bilan 2020 : ici

Les grandes causes de ce déclin

Ce déclin majeur a de nombreuses causes liées aux activités actuelles de notre société, notamment :

  • la création de paysages homogènes et artificialisés qui empêchent la nature de se développer,

  • l’utilisation de produits phytosanitaires dans les jardins ou l’agriculture,

  • la disparition des milieux naturels qui laisse la place à une forte urbanisation.

Ces différentes causes induisent une forte diminution de la ressource alimentaire et des zones d’habitats nécessaires au cycle de vie des oiseaux.

 
 
Il est donc urgent d’agir pour réduire le déclin de la biodiversité.
 
En 2020, une étude de la LPO soutenue par la DREAL Auvergne-Rhône-Alpes a été réalisée sur l’évolution des populations d’oiseaux dans des espaces protégés, tels que les sites Natura 2000, où la biodiversité est prise en compte dans les activités humaines. Ce travail montre des tendances encourageantes pour plusieurs espèces, qui se portent mieux dans ces espaces protégés plutôt qu’à l’extérieur.
 
Ces résultats sont préliminaires et des études complémentaires sont prévues, mais ces premiers constats montrent tout de même l’importance de ces espaces pour favoriser la biodiversité ; ces politiques environnementales sont donc à encourager.
 
Il est encore possible d’enrayer ce déclin majeur des oiseaux dans notre région et en France. Tous les citoyens peuvent participer à leur échelle à préserver la biodiversité. Agissons ensemble maintenant !